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Article - Signé Stéphane – Swiss unités spéciales

Les quarts de finale auront finalement tourné en feuilleton sur les unités spéciales. Mais sans grande surprise au terme des premiers épisodes selon Raymond et Ginette, de vieilles connaissances.  

La logique aura finalement été respectée entre Lausanne et Fribourg. C’est d’ailleurs en appliquant la même recette qu’en championnat que Gottéron l’a emporté. Bien organisé, serein, mais surtout opportuniste et efficace dans les situations spéciales.

Les lausannois, eux, auront été punis par où ils ont péché. Une inefficacité en situations spéciales qui a presque tourné à la psychose. Même Ginette, qui ne suit pas vraiment le hockey, en a entendu parler. C’est dire à quel point les couacs du LHC ne passent jamais inaperçus.  

Ceux qui ont suivi cette série savent qu’elle n’a pas atteint des sommets. Et que ce sont les buts inscrits en situations spéciales qui ont sauvé le « show ». Car les goals marqués en PP ont toujours un côté spectaculaire.

Les buts inscrits en PK ont aussi une saveur particulière, surtout pour Raymond, un amateur du hockey qui adore la famille Bykov.

Efficacité maximum

Si Zoug a battu facilement les Tessinois, il n’aura manqué que 32 secondes à Gottéron pour réaliser un balayage. Ceci malgré le fait que Lugano et Lausanne ont semblé plus dominants à cinq contre cinq. Un constat que les statistiques tendent à prouver, les perdants affichant tous les deux un Corsi For de 55%.

Les troupes de Tangnes et Dubé ont par contre cartonné en PP avec plus de 40% de réussite. Idem pour le PDO, aussi appelé « facteur chance », qui atteint plus de 104% pour Fribourg et 109% pour Zoug. Des chiffres astronomiques, surtout quand on sait qu’un total supérieur à 102% est insoutenable à terme.

Même s’il ne comprend rien à ces statistiques, Raymond estime que Lausanne s’est bien défendu malgré tout et que les Fribourgeois ont provoqué leur chance. Ils méritaient de gagner.

Sacré « Dido »

En lisant entre les lignes, on savait que Chris Domenico était l’homme désigné pour être le responsable en cas de défaite. Qu’on allait immanquablement le lancer en dessous du bus. Mais contre vents et marées, l’attaquant aura été la bougie d’allumage en attaque.

Lors du dernier match, il a même frôlé une sortie en civière suite au vilain geste de Bozon. Après s’être tordu de douleur en attendant la décision arbitrale, « Dido » s’est vite remis sur pattes pour enfiler un but et sauter comme une gazelle devant les fans.

Une scène digne d’un match de foot selon Raymond, qui s’énerve quand les joueurs en rajoutent. Avant d’avouer qu’il a quand même eu peur pour le garçon sur le coup.

Christopher DiDomenico

L’incroyable Bienne-Zurich

Probablement l’une des meilleures séries des dernières années. Des matches rapides d’une qualité exceptionnelle. Les deux clubs étaient tellement proches qu’après six rencontres le total des tirs cadrés et le pourcentage d’arrêts des gardiens étaient identiques.  

Les Biennois regretteront sûrement la défaite en prolongation qui leur aurait donné une avance 3-0. Mais aussi le match six, où les excellentes chances de marquer se sont multipliées comme le démontrent les 5 buts escomptés. 

Mais à l’instar de Lausanne, c’est probablement leur piètre rendement en PP qui leur a coûté la victoire. Ce d’autant plus que Denis Malgin a marqué l’ultime but gagnant en PK. Une façon d’ajouter l’insulte à l’injure.

Le frère de Raymond, supporter du EHCB, relativise cependant la défaite. « On a vu du beau hockey, c’est ce qui compte », assure-t-il. Comme quoi à Bienne, on voit toujours le soleil au-dessus du brouillard.

Le cas de Gaëtan Haas

Devant la misère de son équipe à marquer des buts, impossible de passer sous silence les performances du capitaine. Très en vue, il n’a pourtant récolté que 2 assists en sept matches de playoffs après une saison de seulement 6 buts et 18 passes en 37 rencontres.

Les blessures, la maladie et le retour sur terre après deux saisons en NHL expliquent peut-être en partie ces chiffres. Mais le HC Bienne est en droit d’attendre une meilleure efficacité offensive de la part de son centre numéro un. Celui à qui on a déroulé le tapis rouge avec des pétales dorées.

On ne remet pas question son intelligence de jeu. On reconnait volontiers son côté très remuant et acharné au travail. Mais ce sont des qualificatifs qu’on utilise en général pour décrire le boulot d’un joueur de soutien. Pas pour celui d’un joueur de la trempe de Haas.

La belle-sœur de Ginette trouve d’ailleurs qu’on est trop dur avec lui. « C’est dommage, il a l’air tellement gentil ce Gaëtan », répète-elle sans arrêt.

Gaëtan Haas

Fin du conte de fée

La saison extraordinaire des Lakers est terminée. Davos a réalisé un petit exploit en retournant complètement la série. On se rappellera qu’ils avaient durci le ton lors de l’acte IV, y allant de charges disgracieuses. 

On se demande si ces agissements n’ont pas été un point tournant. Et on ne s’explique toujours pas comment le PSO a pu considérer la charge assassine de Nygren comme parfaitement légale. Sur ce coup, on applaudit le juge de lui avoir infligé trois matches de suspension. Le tarif minimum.

Ce petit scandale n’a pas fait écho en suisse romande. Mais imaginez un instant qu’un défenseur zurichois assomme Killian Mottet de cette façon. On aurait sûrement droit à une manifestation devant la BCF Aréna.

Même Ginette y participerait. Car selon elle, c’est un jour férié qui est en jeu si Gottéron remporte le titre. Un club qui fait actuellement la fierté de tout un canton.

Bonne semaine à tous !
Stéphane