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Article - Signé Stéphane – Les « special awards »

Le championnat régulier terminé, il est temps de distribuer les prix spéciaux pour cette saison si particulière. Voici donc mes choix dans les différentes catégories.

La catégorie Covid-19

Dans le catégorie des éclosions, le Zougois Dario Simion arrive en tête avec ses 24 buts et 45 points. Âgé de 26 ans, il nous avait habitué à des saisons moins productives. Un attaquant de puissance au profil rare en Suisse. Avec son gros gabarit, il a fait du slot adverse son « bureau ».

Une mention spéciale au jeune Janis Moser pour son éclosion offensive. Avec 22 points à cinq contre cinq, il domine la ligue à ce chapitre chez les défenseurs. On émet cependant des réserves sur ses réelles qualités offensives après un début de saison considéré comme exceptionnel. À confirmer.

Impossible de passer sous silence l’extraordinaire saison de Kilian Mottet qui a su faire « flèche de tout bois » avec ses 23 buts et 25 assistes. Notre « kiki national » shoote quasiment la rondelle comme Gregory Hofmann. Une comparaison flatteuse entendue dans les coulisses.

La catégorie « de La Fontaine »

Dans la catégorie rien ne sert de courir, il faut partir à temps, Julius Nättinen occupe la pole position. Celui qui avait marqué les esprits avec 14 buts en 11 matches en entame de saison a réussi à se faire oublier en enfilant seulement 3 goals lors de ses 21 derniers matches disputés avec Ambrì.

Clin d’œil inverse à Valentin Nussbaumer qui a réussi 18 points en 23 matches en étant aligné avec des bons joueurs depuis son arrivée dans les Grisons. Ceci après avoir amassé seulement 2 petits points en 22 matches sous la gouverne de Lars Leuenberger. Cherchez l’erreur.

La catégorie « papy fait de résistance »

À 37 ans, Andres Ambühl a connu la meilleure saison offensive de sa carrière. À l’instar d’autres coéquipiers, il a su bénéficier des largesses tactiques de Davos pour engranger 44 points. Un exploit encore plus remarquable si on considère qu’il a récolté 32 points à égalité numérique, un sommet dans l’équipe.

Le vétéran Eric Fehr mérite également un coup de chapeau. Il a amassé 42 points, dont 21 goals comme centre « two ways » souvent opposé aux cadors adverses. Il est aussi le meilleur de la ligue aux engagements avec 58% de réussites. Sans ses nombreuses pénalités stupides, il serait un sérieux candidat au titre de MVP tellement son utilité est grande.  

La catégorie « fair trade »

Les échanges effectués par Petr Svoboda ont défrayé les manchettes. S’il est difficile de faire un bilan objectif des gagnants et des perdants, la meilleure transaction fut probablement celle qui a permis de rapatrier le vaudois Aurélien Marti à Lausanne en retour du transparent Matteo Nodari.  

Arrière à caractère défensif, Marti est intense et très physique. Il tient les attaquants adverses en alerte en plus de se montrer efficace en box play. Une valeur sûre qui devrait passer les quatre prochaines saisons au LHC. Des années qui risquent d’être fastes étant donné ses 26 ans.

La catégorie « pêche miraculeuse »

En manque de moyen, certains clubs ont quand même réalisé une pêche miraculeuse en débauchant d’excellents étrangers à la der. Parmi les meilleures prises, on peut mentionner celle de Charles Hudon, qui totalise 32 points en 33 matches avec le LHC malgré une blessure au genou qui l’a passablement ralenti.

Débarqué en janvier, l’attaquant Nick Shore est aussi un très gros poisson. Même s’il évolue dans une formation dominante, le centre droitier a amassé 27 points en 22 rencontres. En plus de l’ajout de Justin Abdelkader, un joueur avec une énorme expérience de NHL, Zoug semble armée pour aller jusqu’au titre.

La catégorie « faux départs »

En terme de début de saison raté, on pourrait croire que Carl Klingberg et Lino Martschini se sont concurrencés. Car s’il a fallu attendre 10 matches pour voir le minuscule ailier s’inscrire au pointage, le Suédois en aura mis 12 ! Ceci sans affecter les résultats des hommes de Dan Tangnes. On appelle ça de la profondeur.

La catégorie « PP guy »

Chez les attaquants, Linus Omark est le champion des supériorités numériques. En obtenant 44% du total de ses 61 points en « PP », il prouve qu’avec plus du temps et d’espace, il excelle. Il est suivi de près par Chris DiDomenico, qui a marqué pas moins de 10 buts en avantages numériques sur un total de 15 goals.

Chez les défenseurs, Maxime Noreau est un redoutable passeur power play avec 1 but et 19 assistes, soit 55% de sa production totale. De son côté, le Davosien Magnus Nygren est un véritable sniper avec ses 9 buts de la pointe. Il possède peut-être le tir le plus puissant en Suisse. 

La catégorie « secret le mieux gardé »

La démission surprise, mais planifiée depuis belle lurette pour le 15 février, du team Strawson au GSHC. Une date idéale pour tirer sa révérence d’un club de hockey sur glace bien sûr. Une nouvelle qui a surtout coupé l’herbe sous le pied du pauvre John Gobbi, à qui on avait promis le poste de directeur général.

Ou l’engagement de Chris McSorley comme simple coach en National League, la saison prochaine. Même si personne ne connait officiellement la destination de l’incontournable canadien, tout le monde s’en doute. Une nouvelle qui ne semble visiblement pas perturber l’excellent travail du futur chômeur.

La catégorie du meilleur « Lobby »

Sans aucune délibération, on peut accorder le prix du meilleur « lobby » aux dirigeants de club pour l’ensemble de l’œuvre concernant les aides financières à fond perdu de la Confédération. Des sommes importantes qui auront finalement été obtenues sans l’obligation d’ouvrir les livres et de réduire leur masse salariale de 20%.

Et qui c’est qui rigole maintenant ?

Bonne semaine à tous
Stéphane